Les rivières de Londres – Ben AARONOVITCH ***

Bienvenue à la Folie, l’unité des Affaires surnaturelles!
IMG_20180326_143735_175

L’agent Peter Grant ne croit ni aux fantômes, ni aux vampires, ni aux sorcières, ni aux forces occultes qui sillonent Londres ou aux divinités qui se partagent la Tamise. Jusqu’au jour où, enquêtant sur un étrange meurtre, il intègre l’unité chargée des affaires surnaturelles dirigée par l’inspecteur Nightingale qui va faire de lui un expert de la magie.

« – Vous me proposez un poste? Qu’est-ce que vous attendez de moi au juste? – Votre aide. Pour cette enquête. – Vous pensez que le surnaturel a quelque chose à voir avec ce meurtre? m’enquis-je. – Pourquoi ne pas commencer par me dire ce que votre témoin avait à déclarer. dit-il. Après ça, nous verrons.  » Je lui déballais tout: ce que m’avais relaté Nicholas, l’assassin capable de se changer en moins de deux secondes; le fim de la vidéo surveillance et les enquêteurs de la brigade criminelle qui pensaient avoir affaire à deux personnes différentes. Quand j’eus terminé, il fit signe à la serveuse de lui apporter l’addition. « Dommage que je n’aie pas su tout cela hier. Mais il n’est peut-être pas trop tard pour découvrir une trace…  – Une trace de quoi, monsieur? – De l’étrange. L’étrange laisse toujours une trace. »

  • INTRIGUE: ♦♦
  • PERSONNAGES: ♦♦♦
  • ECRITURE: ♦♦♦
  • ORIGINALITE: ♦♦♦♦

Le point fort de ce roman réside dans la capacité de l’auteur à nous montrer ce qui se cache derrière des évènements quotidiens. L’enquête sur une série de meurtres sanglants est un prétexte pour mettre en place un univers étrange, décalé, parallèle au nôtre, peuplé de créatures pour la plupart dangereuses et violentes. Le héros accepte facilement (trop facilement) de prendre en compte cette réalité. Le premier tiers du roman met en place avec humour l’apprentissage du jeune enquêteur à travers une minutieuse description de Londres (trop minutieuse sans doute pour celui qui ne connait pas cette ville). Cependant, rapidement, l’enquête elle-même est mise de côté et certains éléments sont délaissés pour laisser la place aux créatures: Grant doit régler des conflits entre les êtres surnaturels qui se jalousent ou s’affrontent et le récit devient plus décousu, confus, avec des baisses de rythme. La thématique des divinités qui vivent à nos côtés a déjà été utilisée par Neil Gaiman dans « American Gods « , roman qui, lui aussi avait fini perdre de vue l’intrigue initiale. A noter que la série de Ben Aaronovitch comprend 6 tomes. Par sûr d’avoir forcément envie de connaître la suite…

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s