Trilogie « Les ferrailleurs » – Edward CAREY****

L’histoire d’une déchetterie fantastique

IMG_20180329_170829_014Les Ferrayor vivent depuis toujours au milieu des objets, détritus et rebus dans leur manoir non loin de Londres. Chaque membre de la famille se voit attribué à la naissance un objet qui l’accompagner toute sa vie. Clod a ainsi reçu une bonde universelle ainsi qu’un don singulier : celui d’entendre parler les objets… L’arrivée de Lucy, une jeune servante, et la disparition d’un objet vont être le point de départ des aventures des jeunes héros.

« Je n’ai nulle part où aller. Je ne peux pas rentrer chez moi. Notre maison, ma vieille demeure, mes pénates, mon foyer, déshonoré, abandonné, barbouillé de suie, détruit, abattu, révolu, lieu mort, foyer mort, disparu à jamais. Ils l’ont démoli. Plus jamais il ne se relèvera. Le château de ma famille: il n’est nulle part. je suis terriblement nu. Sans abri. […] Nous sommes rayés de la caret. Peuple sans carte, peuple sans terre. Extinction totale. d’abord le dodo, ensuite le grand pingouin, puis le terrier pie de Forlichingham, et maintenant Fetidborough. Et pourtant je respire toujours. Je ne devrais pas. C’est très mal, ce que je fais. Je préfèrerais ne pas… Mais les rats trouvent toujours un moyen. On démolit un taudis, et le taudis renaît ailleurs. S’il est une famille qui puisse se réveiller de la mort, qui puisse l’ignorer, lui rire au nez, c’est la mienne. »

  • INTRIGUE: ♦♦♦♦
  • PERSONNAGES: ♦♦♦♦
  • ECRITURE: ♦♦♦♦
  • ORIGINALITE: ♦♦♦♦♦

Le tome 3 des « Ferrailleurs » vient clôturer en beauté cette saga gothique et fantastique unique en son genre. Le Château des Ferrayor ayant sombré dans un océan de détritus et le Faubourg (Fetidborough) ayant brulé suite à la lutte contre le tyran qui régnait sur le peuple asservi, la famille se retrouve à Londres (Londremor), mais elle a perdu de sa puissance et se retrouve pourchassée par la police suite à d’étranges disparitions. Le troisième volet, plus long que les autres est plus bavard, avec une intrigue qui met du temps à se mettrre en place et de multiples changements de narrateurs, ce qui ralentit le rythme de l’histoire (en comparaison du tome 2). Cependant, l’univers créé par E. Carey est toujours aussi merveilleux, d’une imagination débordante, la langue riche, truculente, voire frénétique (formidable travail de traduction) et les illustrations collent parfaitement avec le ton et l’atmosphère du roman. Une trilogie en forme de conte gothique qui mêle l’Angleterre de Dickens et l’univers de Tim Burton. Un pur régal!

5 romans dans les bas-fonds de Londres

  • Drood – Dan Simmons
  • Le Quinconce – Charles PALLISER
  • La marque de Windfield – Ken FOLLETT
  • La rose pourpre et le lys – Michel FABER
  • Les mystère de Londres – Paul FEVAL

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