Celle qui a tous les dons – M. R. CAREY ***

Mélanie n’est pas une petite fille comme les autres.

IMG_20180508_105519_919Chaque matin, Mélanie attend que les gardes viennent la chercher dans sa cellule. Sanglée sur un fauteuil roulant, totalement immobilisée, elle rejoint d’autres enfants dans la salle de classe. Qui sont ces enfants? Où sont-ils enfermés? Pourquoi, régulièrement, certains sont choisis et disparaissent? Et surtout, quand Mélanie assure qu’elle me mordra pas, pourquoi cela ne fait-il rire personne?

« Ca remonte à si longtemps que les détails ne reviennent plus à Justineau. Trois ans après la première vague de contamination, quand les sociétés en chute libre du monde développé ont touché ce qu’elles ont pris par erreur pour le fond. Au Royaume-Uni, le nombre de personne infectées avait semblé se stabiliser un temps, et on débattait de certaines mesures. Beacon allait trouver le remède, se réapproprier les villes et rétablir le statu quo que tous appelaient de leurs voeux. […] La situation avait connu un effondrement très rapide après ça. Le répit n’avait été que le sous-produit du chaos, créé par des forces puissantes qui s’étaient annulées momentanément l’une ‘autre. La contamination se répandait encore et le capitalisme mondial continuait de s’autodévorer – comme les deux géants du tableau de Dali, Cannibalisme d’automne. »

  • INTRIGUE: ♦♦
  • PERSONNAGES: ♦♦♦
  • ECRITURE: ♦♦♦
  • ORIGINALITE: ♦♦♦♦

Un roman qui a été encensé par la critique et dont j’attendais beaucoup… Et une déception à la hauteur de l’attente… Les 150 premières pages sont formidables: le récit est prenant, on se pose de nombreuses questions sur le pourquoi des évènements et les indices sont distillés au fur et à mesure. On comprend que le monde a été frappé par une « épidémie » et que certains survivants cherchent à comprendre et à endiguer le fléau. Le lecteur se pose des questions en même temps que Mélanie qui ne comprend qui elle est réellement, quel est son passé et la raison de son enfermement. C’est le personnage le plus attachant car malgré sa nature « différente », elle fait preuve de courage et d’humanité. Il aurait été intéressant de continuer à voir l’intrigue à travers son regard et sa naïveté. Les autres personnages sont plus caricaturaux: la scientifique prête à tout pour arriver à ses fins, l’enseignante protectrice, le militaire va qui se révéler plus humain qu’on ne le pensait. Puis, le récit bascule: un évènement (somme toute prévisible) va les obliger à fuir; le reste du roman réside dans une course poursuite , un road-trip sanglant: fuite, recherche d’une cachette, combats, survie. Même si le style est éfficace, le récit devient trop répétitif. Les seuls éléments qui maintiennent une part de suspense sont la recherche de l’origine du fléau et une fin qui laisse un espoir mais aussi beaucoup d’interrogations. Un roman qui ne tient pas toutes ses promesses.

5 romans de surviants à un fléau

  • Le fléau – Stephan KING
  • Le passage – Justin CRONIN
  • Je suis une légende – Richard MATHESON
  • World war Z – Max BROOKS
  • La route – Cormac McCARTHY

 

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