L’homme feu – Joe HILL ***

IMG_20180812_174443_019.jpgPersonne ne sait exactement pourquoi ni quand tout a commencé. Du jour au lendemain, les humains voient leur peau se couvrir de tatouages mordorés qui s’embrasent, causant ainsi la mort par combustion. Harper, une jeune infirmière, a contracté l’Ecaille peu de temps avant de tomber enceinte. Elle va tenter de survivre au sein d’une communauté de malades et aidée par un homme mystérieux qui parvient à maîtriser le feu.

« Vous avez fait brûler votre main. Comment vous y êtes vous pris?  » Elle connaissait la réponse bien entendu. L’homme avait l’Ecaille, tout comme elle. La jeune femme distinguait les dessins d’or et de suie qui remontaient jusqu’au poignet. Une imperceptible fumée grise émergeait des lignes les plus épaisses. Elle avait vu des centaines de gens prendre feu à cause de l’Ecaille. Prendre feu et crier, dévorés par le brasier céruléen comme si on les avait aspergés d’essence. Elle avait vu leur chevelure se transformer en éruption aveuglante. Personne n’aurait pris le risque de s’infliger pareille torture volontairement. Les combustions étaient d’ailleurs incontrôlées. Et elles se terminaient d’ailleurs par la mort du sujet. Le pompier, lui, avait non seulement provoqué la combustion, mais il était parvenu à la circonscrire dans une zone précise: sa main. Ensuite, il avait simplement éteint les flammes. D’une façon ou d’une autre, il était sorti indemne de l’épreuve. »

  • INTRIGUE: ♦♦♦♦
  • PERSONNAGES: ♦♦♦
  • ECRITURE: ♦♦♦
  • ORIGINALITE: ♦♦♦♦

Joe Hill est bien le digne fils de son père, Stephen King! Et la trame de roman prenant et très distrayant rappelle un classique de celui-ci: « Le Fléau« : une atmosphère post apocalyptique, une contamination, des survivants se regroupant en communauté pour survivre. Le point de départ est original avec la description de ce phénomène inexpliqué et impressionnant de combustion spontanée et surtout les moyens de lutter contre: Harper intègre une communaité soudée de personnes atteintes par le virus mais qui arrivent à enrayer la maladie grâce à leur foi, leur solidarité et leur acceptation de la peur… Pour une bonne partie de l’intrigue, l’auteur se concentre d’ailleurs davantage sur la psychologie des personnages et leurs liens que sur l’évolution du virus et ses conséquences à l’extérieur, au sein du monde qui les entoure. Le remède a un tel phénomène vient de nous, de chacun, de notre vie intérieure, de ce feu qui brûle et qu’il nous faut apprivoiser. Le récit (profondément américain avec le poids de la religion, les armes omniprésentes, les prêcheurs, les milices privées…) est riche en référence littéraires (Disney, Harry Potter) et en rebondissements pour finir par une longue marche haletante vers un étonnant dénouement. Deux éléments un peu négatifs cependant : un démarrage assez lent et des passages répétitfs qui entrainent un baisse de rythme à certains moments (ce gros roman de plus de 900 pages aurait gagné en tension avec quelques dizaines de pages en moins); surtout, John, l’homme-feu est un personnage sous-exploité, trop souvent en retrait alors qu’il est charismatique et fait figure de véritable héros de l’histoire. Une angoisssante intrigue bien ficelée.

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